émotion
Découvrir la Meuse
Ok
Ajouter à ma sélection Envoyer à un ou plusieurs ami(es) Imprimer Exporter cette page en pdf Augmenter la taille du texte Réduire la taille du texte

Accueil > Le temps de l'histoire > La Grande Guerre en Meuse > L'arrière front français
L'arrière front allemand

L'arrière front français

Voie Sacrée

Avant d'être la zone dédiée à la logistique des batailles de 1915 à 1918, c'est d'abord le théâtre Est des opérations de la bataille de la Marne. Vassincourt et Mognéville sont ravagés, ainsi que la Vaux Marie mais Bar-le-Duc est sauvé, et Verdun, plus au Nord, échappe de peu à l'encerclement grâce à la résistance du fort de Troyon assailli par le 5ème corps allemand. Le sud de la Meuse a ensuite pour fonction d'être la zone d'acheminement des renforts et des ravitaillements qui montent en ligne en Argonne, au saillant de Saint-Mihiel, et devant Verdun en 1916, avec la voie sacrée et les lignes ferroviaires entre Bar-le-Duc et Verdun. Cette zone est aussi celle de l'évacuation des blessés triés et soignés dans les nombreux hôpitaux construits près des axes de communication. Les principales localités de Bar-le-Duc, Revigny-sur-Ornain et Commercy concentrent de multiples activités : approvisionnements pour les hommes et la guerre, prise en charges des blessés, installation d'états-majors, transit des permissionnaires, cantonnement des troupes au repos et distraction des soldats.


La Voie Sacrée fut la seule route reliant le front de Verdun avec l'arrière (Bar-le-Duc). C'est par elle que la Bataille de Verdun fut alimentée en hommes (2 400 000) et en munitions durant 10 mois, jour et nuit.
La Voie Sacrée traverse l'arrière-front français. Sa symbolique est puissante. Elle marque l'effort d'une nation entière pour la victoire. Elle matérialise le passage entre la zone civile, la zone logistique et la zone de combat. Elle a symbolisé le "chemin de croix" des Poilus menés vers l'Enfer de Verdun ; elle fut le retour à la vie (temporaire...) des "revenants" du champ de bataille.


Maurice Barrès lui a donné son nom. Devenue monument national, la Voie Sacrée est la seule route nationale de France dispensée de porter un numéro.


Une borne a été implantée à chaque kilomètre de la Voie, depuis Bar-le-Duc jusqu'à Verdun, en passant par Souilly, Quartier général du général Pétain puis du général américain Pershing.
Ses bornes kilométriques sont surmontées d'un casque de poilu et ornées de la palme du martyr. 

 

L'ouvrage de la Falouse, à profil rectangulaire, situé à Dugny sur Meuse, est l'un des plus moderne du secteur. Il est doté de tourelles à éclipse. Surplombant la Meuse, il est resté en bon état, en retrait de la zone de combat. Il est aujourd'hui ouvert à la visite et propose une exposition permanente ainsi que des scènes recontituées.


Les sites de l'arrière-front allemand

Le nord du département de la Meuse s'offre en champ de bataille dès 1914. Du 27 au 31 août, se déroule la bataille de la Meuse, émaillée d'exactions contre les civils. La victoire française sur la Marne ne permet pas de déloger les Allemands du nord du département.


Le commandement allemand garde comme objectif la place forte de Verdun par une attaque en tenaille, sur l'Argonne à l'ouest et Saint-Mihiel au sud-est, à partir du 20 septembre. La crête des Eparges est perdue le 21, Saint-Mihiel est conquise le 24. Surprise par l'invasion, une forte partie des populations civiles n'a pas eu le temps de fuir. L'occupation des débuts (septembre-décembre 1914) se révèle brutale par crainte d'actes de résistance. Ce comportement s'assouplira à partir de 1915, une fois l'autorité allemande installée et incontestée. Puis des relations plus apaisées et parfois de bon voisinage se tisseront avec les militaires.


Le front, désormais stabilisé, s'organise et se renforce de nombreux organes défensifs : dizaines de kilomètres de réseaux de barbelés, de tranchées bétonnées et soigneusement aménagées. L'arrière front reçoit des aménagements en voies de communication, cantonnements de troupes, zones de réserve et de repos, hôpitaux militaires, cimetières, stocks de matériel et de munitions. Les cantonnements en milieu forestiers : s'équipent en installations hydrauliques et électriques ; les villages sont transfigurés.
Sur le plan économique, des contributions financières sont imposées. Le pillage est systématique afin de faire vivre les armées au maximum sur les ressources de la région.

La présence allemande au nord et au nord-est de Verdun a laissé une emprunte profonde dans le paysage meusien. Les allemands avaient aménagé leur arrière-front afin de pouvoir acheminer au mieux hommes et matériel vers leurs premières lignes.


Cet espace s'organise autour :
-  de lieux de combats (la Batterie de Duzey) : il s'agissait d'un canon de marine de 20 tonnes à longue portée qui tirait sur Verdun et ses forts. Les infrastructures bétonnées sont encore impressionnantes.
-  de lieux de stationnement et de vie (le Camp Marguerre, le Camp Elisabeth situé sur le site des Vieux Métiers d'Azannes) : les camps avaient une importance capitale pour les allemands car ils étaient des lieux de vie et de repos pour les soldats qui ne rentraient pas souvent en Allemagne.
-  de nécropoles nationales allemandes qui regroupent près de 60 000 corps qui reposent dans 30 cimetières militaires allemands identifiables par leurs croix noires. La France a cédé les terrains en concession à l'état allemand.

Comité Départemental du Tourisme de la Meuse - site officiel
33 Rue des Grangettes - 55000 BAR LE DUC - Tél. : + 00 33 (0)3 29 45 78 40 - Fax : + 00 33 (0)3 29 45 78 45
Copyright 2008 CDT Meuse - Mentions légales
www.meuse.fr